Association pour la légalité des opérations et mouvements bancaires

mercredi 24 octobre 2012

Nouvelles techniques d'extorsion de fonds par les opérateurs téléphoniques.




Par Gérard Faure-Kapper

Le phishing s’est largement développé.

Nous avons tous reçu des messages de Google annonçant la fermeture de notre compte si nous ne donnons pas de renseignements sur notre identité. D’autres messages nous demandent notre code secret, sans parler de ces amis proches qui ont été piratés et qui nous implorent du fond d’une prison du Nigéria, de leur envoyer 2000 euros.

Nombre d’entre nous ont aussi reçu des lettres de menaces d’huissiers réclamant des sommes totalement injustifiées à verser à des opérateurs téléphoniques.

Pour ces dernières, il s’agit aussi de tentatives d’extorsion de fonds, à la différence que leurs auteurs ne sont pas des hackers planqués quelque part à l’étranger mais bel et bien de vrais huissiers travaillant pour de vrais opérateurs de téléphone.

En effet, les techniques des escrocs sont, paraît-il, très rentables et en forte expansion.

Aussi, certaines firmes se sont demandées pourquoi elles n’agiraient pas de cette manière pour remplir leurs caisses.

C’est ainsi qu’ils ont développés ces techniques simples.

Voici comment ils procèdent.

Ils visent les non-clients. Facile avec les logiciels d’annuaire.

Ils téléphonent du fin fond de l’Atlas ou des Balkans pour une proposition commerciale extraordinaire du genre 3 mois gratuit.

Malgré le refus de la personne, ils enregistrent oui.

Le service se met en place à votre insu.

Après 3 mois, le compteur tourne mais vous ne payez pas, et pour cause, on ne vous réclame rien.

Dès que la somme atteint une centaine d’euros, ils transmettent à un huissier complice.


Et celui-ci se déchaîne contre vous avec toute la gamme de menaces : « nous transmettons au juge qui vous condamnera, nous allons bloquer votre compte en banque, nous allons saisir vos salaires, nous passons mardi prochain chez vous, même en votre absence, avec un serrurier, etc… »

Ceux qui sont au courant ne payent pas bien sûr, mais les autres, tous ceux qui vivent dans la peur et la culpabilité permanente, payent.

Et ils vont payer encore car le service n’est pas près de s’arrêter et le fait d’avoir payé constitue, pour eux, une reconnaissance de la dette.


Que faire devant cette technique qui se développe ?

Dès réception de la première relance de l’huissier, envoyez-lui cette lettre :

Monsieur,

J’ai reçu votre courrier du xxx concernant une somme que vous me réclamez pour le compte de votre client xxx.

En tant qu’officier ministériel assermenté, vous avez le devoir de vérifier la véracité des contrats, notamment l’existence formelle de mon accord par l’apposition de ma signature

Je vous demande de me faire parvenir la copie dudit contrat par retour du courrier.

Sans réponse de votre part, j’adresse cet échange de courrier au Ministère de la Justice.

Salutations, etc…

3 commentaires:

  1. Gérard,
    votre blog est passé ce jour dans les outils incontournables des assistantes sociales de ma région !!
    Bonne nouvelle :)

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  2. Il y a une banquière qui m'est "chère" qui va se prendre une tarte dans sa chetron, grâce à vous :)

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